L'actualité de SODEMA
De nouvelles validations oenologiques
en 2007. Après des essais réalisés par l'ICV et la chambre
d'agriculture de Gironde, plusieurs oenologues ont réalisés
des études de vieillissement comparatif barriques neuves et
barriques rénovées avec chauffe selon le procédé Sodema. De
nombreux autres essais sont en cours dont les résultats
intermédiaires sont tous très satisfaisants: conversion par
rabotage et chauffe de barriques vins rouges pour vieillir des
alcools bruns, vieillissement de très grands vins blanc en
barriques rénovées, vieillissement de banyuls en foudres
rénovés.
Chambre
d'agriculture de Gironde:
comparaison de l'élevage en barriques rénovées par différentes
méthodes
Document journées rhodanniennes oenologie
Conclusion sur
rabotage simple Plus fruité, Tannins et arômes de
bouches de qualité, Concernant le nettoyage, toutes les
méthodes testées donnent des résultats équivalents
Rapport fin d'étude
oenologue:
comparaison de l'élevage en barriques 4 vins rouges rénovées
par SODEMA avec chauffe avec des barriques neuves sur vins
blancs et vins rouges
Document rapport oenologue
Conclusion sur
élevage vin blanc et rouge après rabotage et chauffe SODEMA:
Les vins issus de barriques
rabotées selon le procédé Sodema semblent être différents de
ceux issus de barriques neuves. Bien sur on n'en attendait pas
moins d'un élevage fût neuf en comparaison à un élevage d'une
barrique de 4 vins.
Mais les différences observées
ne semblent pas être entièrement au dépens du plus vieux
contenant.
-
Aucune coloration des vins blanc n'a été observée en
sensorielle comme en laboratoire. Donc aucun risque
d'utiliser de vieux contenants de vins rouges pour une
vinification en blanc après rabotage.
-
Aucune attaque n'a été
détectée, les cloques de chauffe ont été supprimées, aucune
niche bactérienne n'est restée après rénovation.
-
Le rabotage a tendance à
exprimer davantage les propriétés propres du vin.
-
L'extractibilité des tanins du
bois semble être moins importante mais tout de même
perceptible.
-
Le rabotage amène à nouveau
les composés phénoliques du bois neuf polysaccharides et
éllagitannins et permet une bonne oxygénation ménagée.
-
Les caractères de rondeur et
les goûts empyreumatiques sont restitués.
-
La chauffe réalisée n'a pas
amené de goût goudronné qui pourrait être dû au brûlage des
composés du vin enfermés dans les cavités du bois.
-
Enfin les paramètres de la
couleur, de la fin de FML et de l'expression des vins nous
renseignent sur une probable oxygénation ménagée plus
importante.
Les barriques rabotées par
procédé naturel ont donc sensiblement les mêmes propriétés
qu'une barrique neuve, le reconditionnement semble donc être
réalisé avec succès. »
ICV languedoc Rousillon:
comparaison de l'élevage en barriques rénovées et foudres sur
vins AOC haut de gamme 12 mois d'élevage par rapport à des
témoins non rabotés
Document
ICV
Conclusion sur
élevage en barriques rénovées par SODEMA
Les vins
élevés dans les contenants rabotés selon le procédé SODEMA se
différencient nettement de ceux élevés dans des contenants non
rabotés :
-A 6 mois
d’élevage le profil des vins élevés en contenants rénovés se
différencie par des notes grillé/torréfiées qui peuvent
entraîner une baisse des sensations fruitées fraîches.
-A 9 et 12
mois le profil boisé est plus complexe et laisse place à des
arômes « Vanillé » et « Sève sciure ». A ce stade, les vins
élevés dans des contenants rénovés présentent des profils
olfactifs généralement plus fruités (fruits rouges, pruneau)
que les modalités témoins.
-Si la
rénovation par rabotage entraîne fréquemment une augmentation
des sensations acides, l’équilibre des deux vins étudiés reste
intéressant par rapport aux profils généralement recherchés
sur ce niveau de gamme puisque qu’il s’accompagne d’une baisse
de l’astringence (Syrah et Mourvèdre) ou d’une augmentation du
volume et de l'intensité tannique supérieure à l’astringence
et la sécheresse (Grenache).
La
rénovation par rabotage SODEMA apparaît donc comme une
technique permettant De retrouver des sensations olfactives
liées à la chauffe avec le risque d’affecter les arômes de
fruits rouges. Cela, pour des élevages plutôt courts.
De
maintenir les sensations fruitées avec le risque d’augmenter
les sensations herbacées si la durée d’élevage, le contenant
ou le vin sont inappropriées. Ce type d’élevage peut également
améliorer le volume et l’intensité tannique des vins mais le
vinificateur devra gérer la durée de l’élevage afin de limiter
les risques d’augmentation d’astringence, de sécheresse et
parfois d’amertume.
Si cette
technique doit tendre à réduire les risques microbiologiques
par l’élimination d’une couche de bois riche en germe
d’altération (démontré sur les vins de Syrah et de Mourvèdre
au cours de cette expérimentation), le vinificateur devra
cependant tenir compte d’un risque de baisse du SO2 libre plus
rapide sur les contenants rénovés qui pourrait avoir des
conséquences opposées à celles recherchées.